La cérémonie s’est déroulée au Centre culturel et artistique d’Afrique centrale. Pour le chef de l’État, la formalisation confère à l’entreprise une existence juridique, améliore sa crédibilité auprès des partenaires et facilite son développement dans un cadre plus stable et sécurisé.
Mais elle ne doit pas, prévient-il, se transformer en nouvelle contrainte. Félix Tshisekedi a mis en garde contre les tracasseries administratives et une pression fiscale disproportionnée. « La formalisation donne à l’entreprise une identité juridique, renforce sa crédibilité et crée les conditions de son développement dans un environnement plus stable et mieux sécurisé », a-t-il déclaré.
Le président souhaite que l’accompagnement public se poursuive après l’obtention des documents légaux. Selon lui, la formalisation doit marquer le début d’un processus destiné à rendre les entreprises plus solides, plus compétitives et créatrices d’emplois.
Il appelle dans cette perspective à une évolution du Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes. « Je veux voir le Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes franchir une nouvelle étape et devenir un instrument encore plus efficace de consolidation et de croissance des entreprises portées par notre jeunesse », a-t-il souligné.
Le directeur général du Fonds, Joseph Mbuyi, a salué l’engagement du président et du gouvernement. « Cette journée marque un moment particulièrement important, non seulement pour les 537 jeunes entrepreneurs qui bénéficieront ce jour de la formalisation de leurs entreprises, mais également pour l’ensemble de la jeunesse congolaise. Elle transmet un message : la République fait confiance à la jeunesse », a-t-il déclaré. Il a indiqué que plus de 1 727 entreprises et jeunes issus de quatre provinces ont déjà été formalisés.
Au-delà de la création et de la formalisation, l’enjeu consiste désormais à permettre à ces entreprises d’accéder durablement aux financements, aux marchés et à un environnement administratif favorable. Les 537 entreprises formalisées samedi rejoignent ainsi un dispositif qui entend renforcer la contribution de la jeunesse à l’économie nationale.






