Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de réforme impulsée au sommet de l’État par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui a fait de l’assainissement de l’environnement réglementaire et du renforcement de l’attractivité économique une priorité. Elle bénéficie également de l’implication directe du Gouvernement, conduit par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, notamment à travers la coordination du Ministre d’État en charge du Plan.
Un outil de redevabilité et de traçabilité
Élaboré par la Cellule du Climat des Affaires de la Présidence de la République, en étroite collaboration avec les points focaux des ministères sectoriels, le TNSE se veut la colonne vertébrale du suivi des réformes. L’objectif affiché par les autorités est de passer d’un suivi fragmenté des engagements à un pilotage intégré et documenté.
La réunion de mercredi a permis de présenter le contenu détaillé du rapport définitif, de recueillir les observations des mandataires publics et de fiabiliser les données encodées depuis le mois de juillet, date à laquelle l’ANAPI avait lancé la phase de prise en main de l’outil.
« Il ne s’agit plus seulement d’afficher des intentions de réforme, mais de mesurer précisément leur implémentation sur le terrain afin de garantir une meilleure notation lors de la prochaine évaluation », a souligné un cadre de la Cellule Climat des Affaires présent à la session.
L’ANAPI, chef d’orchestre de la réforme
Sous la houlette de sa Directrice Générale, Rachel Pungu Luamba, l’ANAPI confirme son rôle d’interface centrale entre la Présidence, le Gouvernement et les administrations sectorielles. L’Agence est chargée de coordonner la traduction des recommandations de la Banque mondiale en actions concrètes et mesurables.
Pour la Directrice Générale, l’enjeu dépasse la simple performance statistique. « L’enjeu du B-READY est de faire en sorte que les réformes engagées produisent des effets perceptibles dans l’expérience quotidienne des entreprises et des investisseurs », a-t-elle martelé lors des travaux préparatoires, une vision réaffirmée lors de cette session de validation.
Mobilisation interinstitutionnelle et perspectives
La rencontre a enregistré la participation des représentants de la Primature, de la Cellule Climat des Affaires, des experts sectoriels ainsi que des points focaux B-READY. Cette synergie vise à faire du suivi des « Quick Wins » une responsabilité partagée, condition sine qua non pour transformer les recommandations techniques en résultats tangibles.
Avec la validation de ce rapport, la RDC se dote d’un argumentaire solide pour documenter ses progrès. L’objectif à court terme est d’accélérer les réformes encore en attente et de disposer d’informations fiables pour démontrer les avancées du pays lors de l’évaluation B-READY, un indicateur scruté de près par les investisseurs internationaux.
Rachel PUNGU LUAMBA a conclu en insistant sur la détermination de l’ANAPI à demeurer un « maillon essentiel de la chaîne de réforme », transformant les engagements présidentiels et gouvernementaux en leviers de compétitivité pour l’économie congolaise.






