Écosystème PME

Redevabilité : Justin Kalumba présente son plan pour les PME congolaises

Un an après l’installation du gouvernement Suminwa II, le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des Petites et moyennes entreprises, Justin Kalumba, a réaffirmé sa volonté de faire des Congolais non plus de simples demandeurs d’emploi, mais des acteurs capables de créer des entreprises et des postes de travail.

Dans une communication récente, le ministre a insisté sur trois leviers complémentaires : la capacitation, l’accès au crédit et les contrats de marché.

« Nous devons créer les conditions pour que les Congolais ne soient pas uniquement à la recherche d’un emploi, mais puissent également devenir des créateurs d’emplois », a-t-il déclaré.

La capacitation passe, selon Justin Kalumba, par la formation, le coaching, le mentorat et l’apprentissage d’un métier ou de l’entrepreneuriat. Il plaide pour une introduction progressive de l’entrepreneuriat dès l’école primaire, le secondaire et l’université, notamment à travers des programmes d’incubation. L’objectif est de faire évoluer les mentalités afin que les diplômés ne se tournent plus uniquement vers la fonction publique ou la recherche d’un emploi salarié, mais envisagent aussi la création de leur propre activité. L’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat au Congo (ANADEC) est chargée d’accompagner ce renforcement des compétences.

Sur le volet financier, le ministre a rappelé qu’après la formation, le jeune entrepreneur doit pouvoir accéder à un financement, une subvention ou un équipement. C’est notamment le rôle du Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC), qui permet de garantir les projets portés par des jeunes ne disposant pas des garanties hypothécaires exigées par les banques.

Troisième pilier : l’accès aux marchés. Justin Kalumba a expliqué qu’il faut permettre aux entrepreneurs de vendre leurs biens et services. Dans le secteur privé, cela passe par une collaboration avec l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP). Dans le secteur public, la loi prévoit jusqu’à 40% des marchés publics et de la sous-traitance en faveur des PME de droit congolais.

Le ministre a toutefois conditionné le succès de ces dispositifs à l’amélioration du climat des affaires. « La fiscalité doit être potable et prévisible. On ne peut pas créer une entreprise aujourd’hui et la voir mourir demain à cause d’un environnement toxique », a-t-il déclaré.

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