La cérémonie s'est déroulée en présence du directeur général adjoint, Ramazani Mwarabu, représentant les DG empêchés, et de plusieurs directeurs de l'institution. Vingt-quatre récipiendaires ont prêté serment devant le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe, Edmond Kanga Ifasso. Les trente et un autres disposaient déjà du statut d'OPJ depuis 2023.
Au départ, plus de 121 candidats étaient en lice. Après des épreuves écrites et orales, 55 ont été retenus pour une formation de dix jours, lancée le 28 septembre. Elle a été dispensée par des professionnels du droit et des experts issus d'institutions de lutte contre la corruption. L'objectif était de renforcer leurs compétences juridiques et leur capacité d'investigation face aux violations éventuelles de la loi.
Pour Bukasa Musenga Boni, inspecteur à l'ARSP, ce filtre répondait à une exigence d'efficacité. « L'objectif de la direction générale, c'était de pouvoir prendre les meilleurs. Ce n'est pas que les autres ont démérité, mais il fallait limiter un quota », explique-t-il, ajoutant que la priorité allait à ceux « qui pouvaient maîtriser la loi et tous les outils qui vont avec ».
Un récipiendaire décrit l'épreuve orale : « Devant tout un panel composé du DG, du DGA, des directeurs, et même de la tutelle, nous avons subi un feu roulant de questions. Grâce à Dieu, nous avons satisfait. »
Éthique et impartialité
Devant les nouveaux assermentés, le procureur a insisté sur l'éthique, la déontologie et le strict respect de la loi. Il les a appelés à mener leurs investigations à charge comme à décharge, avec impartialité, dans le respect des principes de nécessité et de proportionnalité.
Pour la direction générale de l'ARSP, conduite par Ted Beleshayi Kasanda, cette promotion constitue une nouvelle force de contrôle à déployer sur le terrain.
Un levier pour l'entrepreneuriat local
Au-delà de la répression des manquements, l'enjeu est économique. « Faire respecter la loi, mais surtout permettre à la sous-traitance de devenir un véritable levier de création d'entreprises locales, d'emplois et d'une classe moyenne congolaise » conformément à la ligne de que s’est tracée cette institution.






