Justin Kalumba, Ministre de l'Entrepreneuriat et du Développement des PME, qui assure aussi l'intérim à l'Industrie, a présenté les grandes lignes de son programme : consolider les dispositifs existants, les déployer dans les territoires et renforcer les agences publiques chargées d'appuyer entreprises et investisseurs.
Trois leviers financiers mobilisés
Albert G. Zeufack, Directeur de division du Groupe de la Banque mondiale pour l'Angola, le Burundi, la RDC et Sao Tomé-et-Principe, a plaidé pour une action conjointe des institutions du Groupe. Elle combinerait les prêts concessionnels de l'IDA, les interventions de la SFI auprès des entreprises privées et les garanties de la MIGA contre certains risques d'investissement. L'objectif est d'attirer davantage de capitaux vers les PME et les projets industriels.
Le besoin est réel ; car le crédit au secteur privé demeure faible et concentré, et les PME, notamment celles dirigées par des femmes, peinent à se financer.
Un bilan à prolonger
Le portefeuille « Finance, compétitivité et investissement », engagé depuis 2018, pèse 750 millions de dollars. Selon les chiffres présentés, les programmes PADMPME et TRANSFORME ont permis la création d'environ 15 000 emplois et de plus de 6 000 entreprises. Ils ont aussi mobilisé plus de 125 millions de dollars de crédits au profit de plus de 8 000 micro, petites et moyennes entreprises.
Les participants ont néanmoins rappelé plusieurs freins : poids de l'informel, accès limité à l'énergie et aux marchés, faible insertion des entreprises congolaises dans les chaînes de valeur. Ces obstacles devront guider le choix des réformes et des investissements.
Une consultation ouverte à de nombreux acteurs
Ministères, Banque centrale du Congo, agences publiques, organisations patronales, banques, microfinance, coopératives d'épargne et de crédit, entreprises de technologie financière, associations de femmes et de jeunes entrepreneurs : tous étaient représentés. Ils sont dorénavant invités à transmettre leurs propositions sur le climat des affaires, le crédit aux PME, la transformation locale, les zones économiques spéciales et les indicateurs de résultats. Ces contributions nourriront le cadre qui régira la coopération entre la RDC et la Banque mondiale jusqu'en 2036.






