La cérémonie s'est déroulée en présence du Ministre de l'Entrepreneuriat et du Développement des Petites et Moyennes Entreprises, Justin Kalumba, du Directeur Général de l'ARSP, Juan Ted Beleshayi et de son adjoint, Ramazani Mwarabu. Plusieurs inspecteurs de l'Inspection Générale des Finances (IGF) y ont également pris part. Cette session vise à assurer une application efficace, rigoureuse et conforme à la loi des mécanismes de contrôle, de constatation et de répression des infractions en matière de sous-traitance en République démocratique du Congo. Les participants, retenus après un test écrit et oral, doivent y renforcer leurs compétences en matière de contrôle et d'inspection.
« La discipline, l'engagement, l'abnégation »
Dans son mot d'ouverture, le Directeur Général de l'ARSP a d'abord félicité les participants, rappelant que cette formation est « l'aboutissement d'un long processus ». Il les a invités à faire preuve d'assiduité, car, a-t-il souligné, leur carrière commence dès aujourd'hui.
« Une carrière, ce n'est pas que les talents, c'est la discipline, c'est l'engagement, l'abnégation, le courage », a-t-il insisté, érigeant ces valeurs en fondements de la pratique professionnelle d'un inspecteur.
Le ministre insiste sur la maîtrise du cadre juridique
Pour sa part, le Ministre Justin Kalumba a appelé les inspecteurs à ne pas perdre de vue la finalité de leur mission : contribuer à l'accès effectif des sous-traitants congolais au marché.
Il a souligné que l'on ne peut être opérationnel sur le terrain sans connaître les textes. « Établir les faits, c'est les confronter aux textes, voir les écarts », a-t-il expliqué, plaidant pour une maîtrise approfondie du cadre juridique.
Le ministre a par ailleurs déploré que, par le passé, des sous-traitants se soient vu fermer l'accès au marché à la suite d'une application erronée de la loi. Il s'est félicité que certains commencent désormais à y accéder, tout en réclamant des indicateurs mesurables pour évaluer cette évolution. « Nos entreprises, nos sous-traitants doivent percer les marchés », a-t-il martelé.
Des inspecteurs attendus sur les résultats
Avec cette première promotion, l'ARSP pose une pierre décisive dans la consolidation de son dispositif de contrôle. Mais l'enjeu dépasse la salle de classe : formés, les inspecteurs devront désormais traduire leur maîtrise des textes en résultats concrets sur le terrain, et c'est à cette aune qu'ils seront jugés. Le ministre l'a clairement indiqué en exigeant des critères mesurables pour vérifier que « le curseur » évolue réellement. Pour les entreprises congolaises, longtemps tenues à l'écart de la commande privée, le défi est de passer de la promesse d'un marché ouvert à une réalité vérifiable, chiffres à l'appui.






