L’Entrevue Magazine : Hashtag, boulot toujours ! Expliquez le concept derrière ce slogan.
Rudy de Jong Tuluka : Le concept derrière “Hashtag, boulot toujours !” est simple : c’est un mélange entre la réalité du travail acharné et l’univers des réseaux sociaux. Aujourd’hui, tout est connecté, et un hashtag peut faire le lien entre une idée et une communauté. Mais derrière ce hashtag, il y a l’effort, la constance, et le travail.
Je crois profondément que tout se construit avec du travail. Ça peut sembler évident, mais de nos jours, tout va si vite, avec des apparences de succès qui défilent sur les écrans. Ce slogan, c’est ma façon de rappeler que le succès n’arrive pas sans boulot. Que ce soit dans la photo, dans la création ou dans n’importe quel domaine, il faut s’investir. Hashtag, boulot toujours, c’est une façon de dire : reste concentré, reste engagé et surtout, n’arrête jamais de bosser.
L’Entrevue Magazine : C’est ainsi que « Boulot toujours » vous a emmené à traverser les frontières : Kinshasa, Goma, Pointe-Noire, Abidjan, Bruxelles… et vous a permis d’assurer de belles prestations pour Didi Stone, par exemple.
Rudy de Jong Tuluka : “Boulot toujours”, ce n’est pas juste un slogan, c’est une mentalité. C’est elle qui m’a poussé à sortir de ma zone de confort, à aller voir ailleurs, à oser proposer mes services là où on ne m’attendait pas.
Grâce à cette détermination, j’ai eu la chance de traverser des frontières comme vous l’avez dit. Et chaque ville, chaque déplacement, c’était une nouvelle rencontre, un défi différent. Ce n’était pas juste des prestations pour des personnalités comme Didi Stone, Kassi Kalala ou Colette Tshomba, mais aussi des moments où j’ai pu participer à des événements marquants comme l’arrivée du Pape François en RDC ou le retour du corps du feu Étienne Tshisekedi, père du Président actuel.
Ces moments, ces événements, m’ont profondément marqué et ont contribué à forger mon parcours. Et ce n’est pas tout. En plus de ces expériences humaines et professionnelles, DeJong Digital est devenu consultant pour plusieurs entreprises locales, comme Rawbank, BGFI Bank, Pullman et même PPC Network, une société spécialisée dans la vente de ciment. Ces collaborations avec des acteurs importants de la place ont été aussi fondamentales pour l’évolution de mon entreprise et elles ont renforcé ma vision du travail sérieux et constant. Mais au-delà de tout ça, mon retour en RDC n’a pas seulement été une démarche personnelle. C’était aussi une manière de créer de l’emploi, de former des jeunes, de leur transmettre mon savoir-faire. L’idée n’était pas seulement de réussir pour moi-même, mais aussi de laisser une trace, d’inspirer d’autres à se lancer et à croire en la puissance du travail acharné.
Mon conseil : Ne jamais sous-estimer la puissance du travail régulier. Les réseaux, le talent, l’image, tout ça compte. Mais ce qui fait vraiment avancer, c’est le boulot ; encore et encore. C’est ce qui te permet de marquer l’histoire, de laisser une trace, et de changer des vies autour de toi.
L’Entrevue Magazine : Comment êtes-vous passé de la photographie à la vidéo, à la création de contenu ?
Rudy de Jong Tuluka : L’évolution a été naturelle. Je venais du milieu de la photographie, mais je me suis rapidement rendu compte que le contenu visuel complet (photo et vidéo) était de plus en plus demandé ; notamment pour les entreprises qui ont besoin de visibilité. DeJong Digital s’est alors diversifiée pour offrir une solution complète, adaptée aux réseaux sociaux, à la télévision, et aux événements privés.
L’Entrevue Magazine : Et quelle est votre offre dans l’audiovisuel ?
Rudy de Jong Tuluka : Dans l’audiovisuel, mon offre est complète et structurée. Elle repose sur des années de terrain, d’écoute et d’adaptation aux besoins des clients. Je propose des services de production et de réalisation vidéo, que ce soit pour des entreprises, des institutions, des artistes ou des projets culturels.
Ça va du contenu digital court pour les réseaux sociaux jusqu’à des films institutionnels, des reportages, des capsules d’interview, des teasers, ou encore des documentaires de fond. L’idée, c’est toujours de raconter une histoire, de créer une narration forte, avec une qualité visuelle et sonore professionnelle, mais aussi avec une identité claire. On s’occupe de tout : écriture, tournage, montage, habillage graphique, livraison multicanal. Et surtout, on reste agiles, proches du terrain, capables de produire rapidement tout en maintenant le niveau.
"Un autre projet qui me tient à coeur, c'est la réalisation des livres et documentaires photo sur la RDC ; réalisés par des Congolais, avec une collaboration des talents locaux."